Septembre pointe son nez. Les plus chanceux d’entre vous ont eu 3 semaines de vacances, les moins chanceux uniquement des week-ends prolongés. Certains seront partis en voyage de quelques dizaines de jours à l’étranger. Nous, nous achevons notre 9eme mois de voyage, soit près de 300 jours de vacances… Et alors que la rentrée des classes résonne chez vous, nous repartons pour 3 nouveaux mois de découvertes à l’autre bout du monde… Allez, bon courage !!!
Nous avions arrêté notre précédent récit à notre trajet le plus interminable du monde pour rejoindre à Santiago Caro et Guy fraichement débarqué au Chili. Nous enchainons un après-midi, une soirée, une nuit, une matinée, un 2cd après-midi et une 2cd soirée et un 2cd début de nuit dans le même mini-bus pour arriver à 2h du matin à bon port avec quelques centimètres de corne supplémentaires aux fesses. Une sacrée expérience de plus de 36h avec 11 autres sud américains, 2 chauffeurs dont 1 odieux que nous avons du supporter durant ces longues heures…
Nous voilà donc de retour à Santiago-la-grise. Nous plongeons dans notre lit en sachant que 2 membres de notre famille que nous n’avons pas vu depuis plus de 8 mois dorment à quelques chambres de nous. Au petit matin ils viennent nous réveiller en fanfare… retrouvailles, petit déjeuner, on raconte, ils racontent, bref on refait le monde.
Et hop seulement 10h après en avoir fini de notre super-long-voyage, nous reposons nos fesses sur le doux tissu d’un bus. Direction Valparaiso, ville côtière proche de la capitale, fameuse pour son port, ses ascenseurs urbains mais aussi pour ses pickpockets. Nous dégotons un charmant petit appart de 3 chambres, 2 SDB, cuisine équipée et salon, tout cela rien que pour nous 4, un home sweet home pour 2 jours. Et pendant ce temps là à Valparaiso, nous parcourons la ville, déjeunons dans le vieux quartier aux airs de Montmartre, testons les vieux ascenseurs en bois qui escaladent les collines et perdons lamentablement à la belotte.
Etape suivante, La Serena, où nous passons en coup de vent, de 15h à 21h, juste le temps de se balader dans cette charmante bourgade à l’architecture coloniale. On déguste un mauvais steak et hop on remonte dans le bus direction San Pedro de Acatama, le clou du spectacle. Oasis perdu au milieu du désert de l’Acatama, l’un des plus arides au monde. Tout n’est que roche, sable et poussière sur des milliers et des milliers de kilomètres.
Nous louons un 4*4 pour plus de liberté. Nous roulons les yeux grands ouverts. Ici tout est beaux, grand, impressionnant. Le salar de Acatama et ses flamants roses ; l’altiplano et ses vigognes et autres cousins des lamas. Nous passons des cols à 4900m, soit un bon 100m de plus que notre petit Mt Blanc. A cette altitude l’oxygène nous manque, notre cœur bat plus vite, nous respirons plus fort. La voiture aussi souffre. Nous devons grimper les cotes en 2cde, voir parfois en 1ere. Le village est authentique et il n’a d’oasis que le nom car de retour dans notre chambre le soir, nous n’avons ni électricité, ni eau... Ce sera douche à l’Evian…
Un départ de nuit et 2 bonnes heures de pistes cabossées nous permettent d’assister à un lever de soleil sur un champ de geysers. Il fait -18 degrés, c’est magnifique. L’après midi, nous nous baignons dans les lagunes du salar où se reflètent les volcans environnants. Il fait 25 degrés… plus de 40 degrés d’amplitude thermique dans la journée, et un dénivelé de presque 2000 m… Des canyons, des cactus géants, la vallée de la Mort, la vallée de la Lune, un volcan culminant à près de 6000 mètres. Bref, ici tout est démesuré. Nous finissons par la visite de la plus grande mine à ciel ouvert du monde. On creuse ici pour le cuivre. Le trou est déjà profond de 1 km…
Nous terminons notre périple chilien toujours plus vers le nord. Un passage par la ville fantôme de Humberstone, comme figée dans le temps, elle a été désertée de tous ses habitants en 1960. Enfin, dernière étape Arica, à quelque kilomètres de la frontière avec le Pérou. Un bain dans le Pacific pour Caro et Guy… Nous, nous rentrerons en France sans jamais avoir barboté dans le plus grand océan du monde !! Incroyable… mais l’eau était trop froide…
Merci 2000 fois, Caro, pour le gâteau au chocolat… hum… ça fait du bien après autant de mauvais gâteaux à travers le monde… Et surtout merci à vous deux de nous avoir rejoint pour faire un bout de tour du monde ensemble. C’était top.
Allez, ça suffit de glander sur internet, au boulot !!!!
Le Pélican et l’Otarie.
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